• 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14

Lorsque nous sommes venus frapper aux portes de l'Éclusier, mon conjoint et moi, nous étions en «mode survie», naufragés, démunis, dans le brouillard et le tumulte de nos vies chaotiques. L'impuissance, l'isolement, la honte et la culpabilité naviguaient avec nous, au quotidien, depuis longtemps, nous ressentions aussi un échec dans notre compétence parentale. Qu'avions nous fait ou pas fait pour en être rendus là? C'est ainsi que notre fils unique de 28 ans, souffrant du Trouble de la personnalité limite (TPL), a agressé physiquement son père. Cette fois-ci, c'en était trop, nous devions composer le 911! Embarqués dans le même bateau, toujours en ramant dans la même direction, nous avions constaté que notre fils n'était pas comme les autres... depuis longtemps.

Depuis la garderie, en passant par l'école primaire et secondaire, les relations interpersonnelles, les adaptations en début d'année scolaire et tout ce qui était intégration, dans des groupes quelconques, même avec les membres de nos familles, étaient problématiques et anxiognes. 

Souffrant de limitations physiques modérées, il était donc différent, «rejet» et intimidé à l'école. Il s'est réfugié dans sa bulle de jeux vidéo avec des ami(e)s qui avaient les mêmes intérêts que lui. Son pàre et moi avons eu plusieurs questionnements non répondus par son pédopsychiatre, en rapport avec son attitude, ses comportements. Chose certaine, il n'avait pas le bonheur facile!

De 16 ans à 20 ans, il a vécu deux peines d'amour avec des filles et, le peu d'estime de lui, qu'il avait acquis, a disparu en sombrant dans une dépression majeure avec des idées suicidaires. Des antidépresseurs et des anxiolytiques lui ont été prescrits. Dans cette période, il vivait de l'irritabilité, de l'impulsivité, de la révolte, des obsessions alimentaires, des compulsions sexuelles et de jeux. Il faisait aussi des dépenses excessives et ce, sans travail.

Au cours de toutes ces années, pour son bien-être, pour l'aider, nous avons épuisé toutes les ressources dans le milieu de la santé, intervenants et thérapies confondus, pour lesquelles nous avons dû attendre, entre autres deux ans, pour une consultation avec un psychologue, dans le systme public…

Vers la vingtaine, il nous a annoncé qu'il était gay. Tout à coup, il est devenu flamboyant et d'une intensité incroyable! Pendant plus de quatre ans, son amoureux et lui ont vécu, chez nous, une relation de couple, presque à temps plein, avec tout ce que ça comportait d'excès... Le non respect des règles de la maison et de ceux qui les avaient établies, la prise en charge par les autres et la vie sur un nuage rose, sans responsabilités, était le choix de notre fils mais pas le nôtre.

 
Faire du bénévolat

Ça m'interresse!

 

Accueil Menu

Formations psychoéducatives

 Faire un don